07/09/2011
06/09/2011
Moi
on a fini par me dire que je pourrai faire l'exercice pour moi même également, donc voici.. évidemment, tout n'est pas flatteur, il est à dire que le but n'est pas là. pour ceux qui supporteront des chansons un peu anciennes hehe, allez, personne n'en est mort..ou alors on ne me l'a pas dit, fichtre!
Brassens-Le mauvais sujet repenti
Le Forestier-Je veux quitter ce monde heureux
Renaud-Hexagone
Dominique A-Je suis une ville
Superbus-Tchi Cum Bah
Montand-Le Galérien
Aznavour-Les deux guitares
Aznavour-Jezebel
Barbara-Ma maison
Brassens-La mauvaise herbe
Dalida-Darla dirladada
Brassens-Je suis un voyou
01/09/2011
29/08/2011
The who-See me
comme des balles qui rebondissent..de cette base de sentiments sans laquelle nous ne sommes pas à nommer 'humain'.
10/08/2011
03/08/2011
28/07/2011
Mouskouri-Vole vole farandole
alors les jeunes pourront s'abstenir d'ignorance, telle j.baez, ici version francaise, voici une voix pure qui flotte dans l'air
Guichard-Je n'fais rien
spécial pour une personne qui ne fait rien que de remuer du vent. il paraît qu'il y en a qui arrivent à faire ça à vie...bon courage, moi je prefererai me tirer une balle.
mais ce n'est pas si grave puisque 'vous savez c'est ma ligne qui fait tout le boulot' hehehe
18/07/2011
Vous devinerez bien tous seuls
Guichard-Chanson pour anna
Sardou-Afrique adieu
..tes masques de bois n'ont plus dans leurs yeux l'eclair d'autrefois. afrique adieu, là où tu iras, les esprits du feu danseront pour toi..
Barbara-Göttingen
...au fait que jamais ne revienne.....
Chaplin-Le dictateur
moi j'ai un jardin rempli de fleurs..aaah vous voyez bien que vous la connaissez ;)
Sardou-Afrique adieu
..tes masques de bois n'ont plus dans leurs yeux l'eclair d'autrefois. afrique adieu, là où tu iras, les esprits du feu danseront pour toi..
Barbara-Göttingen
...au fait que jamais ne revienne.....
Chaplin-Le dictateur
Balavoine-Lady marlene
Tine
Sardou-Je vous ai bien eus
retrouvée ;) poète, pouet pouet
Sardou-Je vole
en même temps je ne pouvais pas ne pas la mettre..
Sardou-Les yeux d'un animal
Barbara-Chapeau bas
Sardou-Je vais t'aimer
retrouvée ;) poète, pouet pouet
Sardou-Je vole
en même temps je ne pouvais pas ne pas la mettre..
Sardou-Les yeux d'un animal
désolee pour le saxo, j'ai pas trouvé l'autre version...
Barbara-Chapeau bas
;) kocham cię
Guichard-Faut pas pleurer comme ca
Starmania-Banlieue nord
puisqu'il y a un point de départ à nos choix..
Père
LeForestier-Dialogue
Dassin-Le chemin de papa
Barbara-Perlimpinpin
Veilleurs de nuit-L'ange délivrance
Barbara-Nantes
12/07/2011
16/06/2011
Golec uOrkiestra-Pędzą Konie
bienvenus chez moi :)
par contre, oui, qui donc a bien pu coller une image aussi pourrie pour le clip? je ne sais pas.. où sont les chevaux (konie) qui nous conduisent après le béton ?? aieaieaie..
17/05/2011
Têtes raides-Dépêche toi
cette chanson est dédiée a quelqu'une qui ne se reconnaîtra sûrement pas. c domage mais c ainsi. je la pose quand même, après tout..
Bowie-Velvet goldmine
et voici la vraie de vraie version de velvet goldmine. n'est-ce pas que la musique vous emporte ?
Placebo-20th century boy
tout le monde reconnaitra l'extrait du fabuleux film Velvet goldmine..titre du film tiré d'une chanson de Bowie, dieu vivant! cette chanson est de T-Rex au départ du départ, mais j'adore cette version.
qu'est donc le glam rock? souriez, en voici un aperçu.
et je ne peux m'empêcher de me poser cette question : qui peut vivre heureux sans glam rock ?
et je ne peux m'empêcher de me poser cette question : qui peut vivre heureux sans glam rock ?
Placebo-36 degrees
aucun me connaissant ne sera étonné de celle-ci. bien évidemment, il faudrait piger 3 mots en anglais mais google saura sauver celles et ceux qui ont une oreille creuse.
chanson du premier album, vois comme le son est deja bien présent...alors, tu t'es reconnue tu crois ?
Deus-instant street
originairement, cette chanson ne s'écoute que 'à fond', pour la fin surtout. il faut se laisser achever par un son aussi piquant que répétitif, ce qui en fait toute sa force.
Têtes raides+Noir desir-L'identité
qui oserait entrer ici sur ce blog sans cette chanson dans le ventre..y a pas de pays, si tu le veux, prends le mien..
29/04/2011
Lama-Les ballons rouges
la version est un peu lente et merdique, je suis déçue..mais je ne peux pas vous coller la mienne pour l'instant, elle est sur vinyle. en attendant, les paroles restent les mêmes.
21/04/2011
Cornu-La magie
rien à dire, excellent :)
(ps : tu vois bien qu'on peut coller du violon sans que ce soit du classique)
Mell
Mell-Encore une nuit blanchevoila, là c que je souhaite que la petite mell continue, le son est bien sympa, et les paroles aussi, voyez vous même
Mell-Pour sauver les meubles
Mell-Pour sauver les meubles
20/04/2011
Déportivo-La salade
alors...déportivo est un groupe de rock qui vient de bois d'arcy, mon ancienne petite ville quand j'habitais encore l'île de france. un son bien sympa, des chansons courtes et efficaces. je mettrai la plus connue plus tard.
Eva Kristina Mindszenti-Les inattendus
J'aime les chiens. Leur gaieté. J'ai un chien. Je l'ai appelé Kutya. Je sais. Ce n'est pas très original.
Un rien l'enorgueillit. Rapporter un lapin exsangue dans la chambre de mes parents est sujet à une immense autosatisfaction. Marcher au côté de mon père suffit à l'enfiévrer. Déterrer un vieux bâton, le mordiller, et la vanité l'amène au bord de l'évanouissement. Chez lui, l'arrogance est inséparable de la gaité. C'est pourquoi Kutya est tout le temps gai. J'ai souvent souhaité être un chien. En chien, je n'aurais plus honte de ce que je suis. J'ai honte, sans cesse, sans cause. Si j'étais Kutya, je ne me sentirais coupable de rien. Je serais fière, et c'est tout. Si j'étais mon chien, le bonheur m'ouvrirait les bras, qu'il a étroits et sélectifs, comme beaucoup l'apprendront. Je ne serais plus ce corps humain désaccordé. J'ai vingt ans, mais au fond, je suis minuscule. Je suis mon propre foetus.
C'est-à-dire : rien encore.
Alors j'attends. Je n'attends rien que l'humain puisse traditionnellement espérer. J'ai des aspirations de chien.
Je n'escompte ni amour, ni famille, ni enfants. Il faut avoir commencé sa vie pour espérer cela. Mon mode d'existence est autre. J'attends probablement de naître. Malheureusement, je ne peux pas choisir l'heure de ma naissance. Tout comme je n'ai pas choisi mes parents, ni d'être humaine, ni d'être une femme. Si j'avais eu le choix, je serais Kutya. Je déterrerais des cadavres de taupes. Je fouillerais la terre meuble avec mon nez, me roulerais dans la charogne, et mes doigts ne serviraient qu'à déchiqueter les petits animaux. Mon père passerait du temps avec moi. Il a de la chance, Kutya. Nous irions nous promener. Maman me caresserait, riant de mon idiotie avec attendrissement.
Certes, si j'étais mon chien, Janos Arany ne pourrait pas m'aimer comme il le fait. Il n'aurait jamais écrit pour moi. J'ignorerais son existence, mais avec superbe, ce qui compenserait. Même cela, je suis prête à le sacrifier pour être mon propre chien. Qu'un immense poète écrive pour sauver ma vie humaine ne vaut pas ma vie canine. Une destinée courte : dix ans, tout au plus. Mais si bien remplie. Sur la fin, je sentirais constamment mauvais. Personne ne me le reprocherait. On déplorerait que ma mort soit si proche. J'étais un bon chien. Tellement incapable. Tellement conforme à ce que l'on attendait de moi. Drôle et incapable. Je pense à cette vie ratée, me raccrochant au dernier espoir qu'il me reste : que le foetus que je nourris naisse enfin, tant qu'il le désire encore.
Mano solo-Allo Paris
J'ai beaucoup hésité avec barbes clichy, et puis je me suis dit, tiens, une chanson de son premier album, c sympa. et puisqu'il était un artiste complet, chanson, peinture, blabla, là ici ca se voit tout de suite mieux.
Nota bene
Sournoise soumission familiale plantée jusqu’à mes os au moyen de ses violences,
Z, fin d’alphabet, comme une vie déjà partie, loin et vite – je n’ai rien vu !
Wagons lassants de vieillesses pour ces souvenirs et ces rancœurs âpres et désolées
A savoir quand j’oserai l’écarter de mes manies, mes réflexes, mes cruautés.
Je ne veux pas de vos vies mensongères, pauvres ignorants que vous êtes sous cette lumière crue ;
Dans le sommeil sa morsure est bien plus amère : nécessité de déchéance –
Avec ou sans moi vos yeux s’ouvriront chaque matin sans que le sentiment vous effleure,
Souveraine présence que je me surpris à tuer cent fois l’an il me semble
Angoisse déconcertante de l’enfant insatisfait – rien n’est parfait !
Rouge, enfin cette couleur qui décidément me dominera. Je suis un corps perdu
Dans une foule qui cache avec moi cette détresse rongeant mon âme sans vertu.
Ainsi, éloignez-vous de mon être sans conscience apparente car écartelée
Ne perdons plus ces heures sous la certitude que je guérisse, que jamais plus je ne tremble :
Nous ne mourrons pas ensemble, Bien sûr, je partirai la première.
Mano solo-Je suis venu vous voir
alors, celle-ci puisqu'il nous a quitté, trop tôt, le sida ayant finalement eu raison de lui. une chanson toute triste mais magnifique. moi aussi, je veux bien cracher le mal comme un pépin ;)
13/04/2011
Apollinaire-Adieux
Lorsque grâce aux printemps vous ne serez plus belle,
Vieillotte grasse ou maigre avec des yeux méchants,
Mère gigogne grave en qui rien ne rappelle
La fille aux traits d’infante immortelle en mes chants,
Il reviendra parfois dans votre âme quiète
Un souvenir de moi différent d’aujourd’hui
Car le temps glorieux donne aux plus laids poètes
La beauté qu’ils cherchaient cependant que par lui.
Les femmes voient s’éteindre en leurs regards la flamme ;
Sur leur tempe il étend sa douce patte d’oie.
Les fards cachent les ans que n’avouent pas les femmes
Mais leur ventre honteux les fait montrer du doigt.
Et vous aurez alors des pensers ridicules.
- C’est en dix neuf cent un qu’un poète m’aima.
Seule je me souviens, moi, vieille qui spécule,
De sa laideur au taciturne qui m’aima.
Je suis laid, par hasard, à cette heure et vous, belle,
Vous attendez le ravisseur longtemps promis
Qui déploie comme un mirage du mont Gibel
Le bonheur d’être deux toujours et endormis.
Très humbles devant vous pleureront des Ricombres
Donnant l’anneau gemmal pour l’éternel baiser
Et des pauvres fameux pour vous vendraient leur ombre
Puis, loin de vous, pensifs, mourraient d’un cœur brisé.
Il en viendra beaucoup des trouveurs d’aventure,
En galop tout poudreux, des roses plein les mains,
Mais l’un, un soir, dénouera votre chevelure
Et vous crierez : C’est toi ! ... C’est toi jusqu’à demain.
Car l’endemain viendront des chevaucheurs encore
Moustachus et câlins ou brutaux à souhait
Qui, joie ! seront vainqueurs, Ma Joie ! vainqueurs encore
Par la caresse lente ou même à coup de fouet.
Et peut-être sera-ce alors temps de tristesse,
Quand vos ongles tachés de blanc déchireront
Votre chair ; quand le cœur trop plein de « Quand était-ce »
Vous pleurerez fronçant les plis de votre front.
Intercalées dans l’an viendront les journées veuves,
Les vendredis sanglants et lents d’enterrements,
Des blancs et de tout noirs vaincus des cieux qui pleuvent
Quand la femme du diable a battu son amant.
Cependant, grâce à vous, merci ! ma délicieuse !
J’ai bien compris que seuls pouvaient vivre en m’aimant
Dans l’ombre originelle où mon repos se creuse
Les bons vers immortels qui s’ennuient patiemment.
Et pourtant c’est bien vrai, je n’eus aucun désir
Sinon téter la lune, ô nuit au seul tétin
Et creuser à jamais mon logique Nazir
Malgré l’amour terrestre aux baisers florentins.
Non, je ne veux aucun de ces cœurs que l’on donne,
Ni de l’aumône humaine exquise aux cœurs ingrats,
Ni du pieux soulas des grâces des madones,
Ni de l’amour humain qui fait trop d’embarras.
Tous les dons sont impurs et les joyaux sont tristes
Et l’amour est maudit pour ce qu’il peut donner,
Il n’y a pas encor de cadeaux anarchistes
Il n’y a que la paix quand finit la journée.
Il y a les yeux bleus des mères inquiètes,
Il y a les grands chiens et les dieux inconnus
Et la rage et le doute et le nom des poètes
Avec l’éternité des marbres toujours vus.
Apollinaire-Avenir
Quand trembleront d’effroi les puissants les ricombres
Quand en signe de peur ils dresseront leurs mains
Calmes devant le feu les maisons qui s’effondrent
Les cadavres tout nus couchés par les chemins
Nous irons contempler le sourire des morts
Nous marcherons très lentement les yeux ravis
Foulant aux pieds sous les gibets les mandragores
Sans songer aux blessés sans regretter les vies
Il y aura du sang et sur les rouges mares
Penchés nous mirerons nos faces calmement
Et nous regarderons aux tragiques miroirs
La chute des maisons et la mort des amants
Or nous aurons bien soin de garder nos mains pures
Et nous admirerons la nuit comme Néron
L’incendie des cités l’écroulement des murs
Et comme lui indolemment nous chanterons
Nous chanterons le feu la noblesse des forges
La force des grands gars les gestes des larrons
Et la mort des héros et la gloire des torches
Qui font une auréole autour de chaque front
La beauté des printemps et les amours fécondes
La douleur des yeux bleus que le sang assouvit
Et l’aube qui va poindre et la fraîcheur des ondes
Le bonheur des enfants et l’éternelle vie
Mais nous ne dirons plus ni le mythe des veuves
Ni l’honneur d’obéir ni le son du canon
Ni le passé car les clartés de l’aube neuve
Ne feront plus vibrer la statue de Memnon
Après sous le soleil pourriront les cadavres
Et les hommes mourront nombreux en liberté
Le soleil et les morts aux terres qu’on emblave
Donnent la beauté blonde et la fécondité
Puis quand la peste aura purifié la terre
Vivront en doux amour les bienheureux humains
Paisibles et très purs car les lacs et les mers
Suffiront bien à effacer le sang des mains
Apollinaire-Jamais les crépuscules ne vaincront les aurores
Jamais les crépuscules ne vaincront les aurores
Etonnons-nous des soirs mais vivons les matins
Méprisons l’immuable comme la pierre ou l’or
Sources qui tariront Que je trempe mes mains
En l’onde heureuse
Apollinaire-L'enfer
Un homme a traversé le désert sans rien boire
Et parvient une nuit sur les bord de la mer
Il a plus soif encore à voir le flot amer
Cet homme est mon désir, la mer est ta victoire.
Tout habillé de bleu quand il a l’âme noire
Au pied d’une potence un beau masque prend l’air
Comme si de l’amour – ce pendu jaune et vert –
Je voulais que brûlât l’horrible main de gloire.
Le pendu, le beau masque et cet homme altéré
Descendent dans l’enfer que je creuse moi-même
Et l’enfer c’est toujours : "Je voudrais qu’elle m’aime."
Et n’aurais-je jamais une chose à mon gré
Sinon l’amour, du moins une mort aussi belle.
Dis-moi, le savais-tu, que mon âme est mortelle ?
Apollinaire-Ombre
Vous voilà de nouveau près de moi
Souvenirs de mes compagnons morts à la guerre
L'olive du temps
Souvenirs qui n'en faites plus qu'un
Comme cent fourrures ne font qu'un manteau
Comme ces milliers de blessures ne font qu'un article de journal
Apparence impalpable et sombre qui avez pris
La forme changeante de mon ombre
Un Indien à l'affût pendant l'éternité
Ombre vous rampez près de moi
Mais vous ne m'entendez plus
Vous ne connaîtrez plus les poèmes divins que je chante
Tandis que moi je vous entends je vous vois encore
Destinées
Ombre multiple que le soleil vous garde
Vous qui m'aimez assez pour ne jamais me quitter
Et qui dansez au soleil sans faire de poussière
Ombre encre du soleil
Ecriture de ma lumière
Caisson de regrets
Un dieu qui s'humilie
Apollinaire-Sanglots
Notre amour est réglé par les calmes étoiles
Or nous savons qu’en nous beaucoup d’hommes respirent
Qui vinrent de très loin et sont un sous nos fronts
C’est la chanson des rêveurs
Qui s’étaient arraché le cœur
Et le portaient dans la main droite
Souviens-t’en cher orgueil de tous ces souvenirs
Des marins qui chantaient comme des conquérants
Des gouffres de Thulé des tendres cieux d’Ophir
Des malades maudits de ceux qui fuient leur ombre
Et du retour joyeux des heureux émigrants
De ce cœur il coulait du sang
Et le rêveur allait pensant
A sa blessure délicate
Tu ne briseras pas la chaîne de ces causes
Et douloureuse et nous disait
Qui sont les effets d’autres causes
Mon pauvre cœur mon cœur brisé
Pareil au cœur de tous les hommes
Voici voici nos mains que la vie fit esclaves
Est mort d’amour ou c’est tout comme
Est mort d’amour et le voici Ainsi vont toutes choses
Arrachez donc le vôtre aussi
Et rien ne sera libre jusqu’à la fin des temps
Laissons tout aux morts
Et cachons nos sanglots
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